Célébrer la Vie et la Grandeur de Dieu !

connaître dieu pour mieux l'aimer ramadan Apr 24, 2021

 

Nous vous souhaitons une merveilleuse journée, une merveilleuse célébration de l’Aïd, par la Grâce de Dieu. Dieu a fait que durant cette journée, la joie est une obligation. Nous devons célébrer, vivre et transmettre de la joie et de la bonne humeur autour de nous. Mais que célébrons-nous, au juste ? 

 

 

NE TE CÉLÈBRE PAS TOI-MÊME

Nous vivons dans une culture, et abordons la réalité à travers des paradigmes qui nous poussent à nous célébrer nous-mêmes, à nous attribuer tous les mérites de ce qui nous arrive de positif. On en arrive à chanter nos propres louanges plutôt que de chanter celles de Dieu et à vouloir sans cesse se mettre en avant : “c’est moi qui ai fait ceci, c’est moi qui ai fait cela, c’est mon effort, mon travail. Ça vient de moi..." 

Pourtant, tout, absolument tout dans notre religion est venu nous enseigner le contraire : que ce soit notre Bien-aimé Prophète (que Dieu continue de nourrir son être, sa lumière et notre connexion à lui), le Qor’an, le mois de Ramadan, tout nous rappelle que Seul Dieu est à célébrer.

Ainsi, aujourd'hui, ne perds pas ton temps à penser que tu célèbres ton effort, que ce soit celui d’avoir jeûné, d’avoir évité les conflits, d’avoir passé des nuits en prière ou même d’avoir donné de ton avoir ou de ton être pour des bonnes causes… Car quoi que tu aies pu faire ou accompli durant ce mois béni de Ramadan, il s’agit en réalité d’un accomplissement de la Grâce de Dieu à ton égard. 

 

 

CÉLÈBRE LA VIE DE DIEU

Il nous faut devenir conscients du fait que c’est Dieu que nous sommes invités à célébrer. D’ailleurs, c’est ce que nous chantons en ce jour de fête : “Allahu akbar, Allahu akbar, wa lillahi l-hamd…”, ce qui veut dire : 

 

“Je célèbre Ta Grandeur, Dieu de mon cœur, Toi que j'aime et que j'admire. Je cultive ma croissance en Toi et par Toi, mon Dieu, Toi qui es plus Grand que toute chose, plus Grand que tout obstacle qui voudrait me tenir éloigné de Toi... Toi qui es au-delà de toute limite, et que l’on peut trouver derrière toute limite… Et à Toi reviennent toutes les louanges, c’est Toi Seul que je célèbre et que je remercie pour cette Grâce !”

 

Cette fête est donc une célébration de Sa Grandeur et de Sa Majesté qui s’exprime dans nos vies et nous permet de réaliser qu’en réalité, même en dehors de ce jour festif, c'est toujours Dieu qu’il faut célébrer. Car en vérité, nous ne sommes rien sans Lui, et il n’y a que Lui qui compte... Tout effort, tout investissement que nous parvenons à fournir, que ce soit dans les exercices de religiosité ou dans l'agir spirituel est une Faveur que Dieu nous accorde. Il nous faut aborder chaque pas dans la Voie de cette façon-là, comme une Grâce que Dieu a manifestée, une Faveur non méritée qui nous laisse endettés d’une dette impossible à rembourser et que nous ne pouvons que célébrer. 

Nous devons prendre conscience que nous sommes tous remplaçables. Personne n’est indispensable. Alors, soyons conscients de notre besoin, attachons-nous à la Grâce de Dieu et demandons-Lui de nous protéger d’aborder le Monde Divin avec un atome d’arrogance dans le cœur, avec un sentiment d’être indispensable ou de faire une faveur à Dieu... Car si l’on agit ainsi, des personnes meilleures que nous vont finir par nous remplacer, des personnes qui travailleront beaucoup mieux que nous et à qui Dieu va donner la réussite. Et ceci est un avertissement que Dieu nous donne dans le Qor’an (cf. Sourate 11, Verset 57). 

Montrons donc à notre Doux Seigneur de la gratitude nuit et jour, célébrons continuellement Son Nom pour le fait qu’Il a ouvert pour nous la porte de ce monde de bénédictions et de bienfaits. Prenons ensemble le chemin de retour vers Dieu et décidons une fois pour toutes de ne plus jamais nous plaindre et de ne plus jamais revendiquer quoi que ce soit devant le Roi des rois ! Que cette célébration soit une cultivation d’humilité et de conscience… 

Célèbre l’Accomplissement Divin en toi et non pas un accomplissement qui viendrait de toi et de tes efforts. Célèbre la Vie de Dieu dans ta vie, célèbre Sa Présence dans ton histoire, et ne célèbre jamais ta petite personne dans l’Histoire de Dieu !

 

 

CÉLÈBRE LA PROXIMITÉ DIVINE

En ce jour, nous célébrons également le fait que la Proximité de Dieu se fait davantage ressentir. Et c’est là un des objectifs de l'exercice de détachement des besoins physiques et matériels, comme Dieu nous l'indique dans Sa Sainte Écriture lorsqu’Il précise, juste à la fin des versets qui évoquent cet exercice de consécration du mois de Ramadan : 

 

“Et lorsque Mes Serviteurs t'interrogent à mon Sujet, dis-leur que Je suis Proche, Je suis Présent, Je réponds à l’appel de celui qui M’invite dans sa vie" (dans Sourate 2 - Verset 186)

 

Voilà la réalisation à laquelle nous sommes censés être arrivés à l’issue de ce mois de consécration : ressentir de manière encore plus forte la Proximité de Dieu. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle il y a de la joie dans l’air de ce jour-là en particulier et que la manifestation de cette célébration est si naturelle. 

Ceci est une Pure Grâce Divine, et nous demandons à Dieu de nous permettre et de nous aider à bâtir une culture, une conscience collective qui est en synchronisation avec Ses Jours et avec Sa Volonté. Nous Lui demandons de nous rendre perméables et alignés avec ce qu'Il souhaite nous faire vivre à chaque moment, que ce soit la tristesse, la joie, le regret ou toute autre émotion sacrée.

 

 

SOYEZ GÉNÉREUX

Ce jour de fête est le moment de découvrir et déballer les cadeaux que le mois de Ramadan, ce serviteur (`abd) de Dieu, a laissés derrière lui. Car, oui, le mois de Ramadan est bien un Messager de Dieu envoyé pour nous afin d’être célébré et honoré et lorsqu’il part, il laisse des cadeaux derrière lui, comme le ferait tout Homme de Dieu. 

Ainsi, pour se synchroniser avec ce dévoilement de cadeaux et cette générosité, soyez généreux, partagez votre nourriture avec ceux qui vous entourent, sans oublier vos voisins. Offrez-vous mutuellement des cadeaux, et tout particulièrement aux enfants. Il faut qu'ils célèbrent l'Aïd plus que n'importe quelle autre fête afin de pouvoir toucher et goûter à cette joie si particulière. La fête de l’Aïd est une occasion merveilleuse pour développer cette culture saine qui nous fait tant défaut, pour travailler à ce qu’émerge une conscience collective qui saura préserver et transmettre la beauté de notre si belle religion. 

 

 

INVESTIR DANS LA BANQUE DE L'ÉTERNITÉ

La Grâce de Dieu n’est pas proportionnelle à ce que l’on a donné ou à ce que l’on peut faire. Le succès de l’être humain n’est pas proportionnel à ses limites, à ce qu’il a pu réaliser ou à ce qu’il a pu faire dans sa vie. Au contraire, cette Grâce vient de Dieu, l’Inconditionnel, qui donne de Sa Générosité Inconditionnelle. 

Et si tu veux vraiment goûter au fait que Dieu aime et donne inconditionnellement, alors sache que cette vérité n’est pas accessible à ceux qui ne font rien, à ceux qui la prennent pour acquise ou qui pensent qu’ils ont un certain droit sur Dieu, bien au contraire. Ce goût ne sera perçu que par ceux qui entrent dans une vraie relation avec le Divin, car c’est dans cette relation que l’on peut voir qu’Il donne et pardonne inconditionnellement et que Sa Grâce et Ses Cadeaux ne sont pas proportionnels à ce que l’on a pu donner ! 

Ainsi, nous devons, pour continuer la célébration de la Vie de Dieu dans nos vies en ce jour et au-delà, nous investir dans le Projet divin. Car notre Créateur nous dit que si l’on veut avoir un vrai goût de la Résurrection et un avant-goût de la manière dont Il redonne vie à la terre après sa mort, il faut donner, s’investir. Il faut donner de son être et de son avoir, donner ce que Dieu nous a donné comme bien, comme capacité, comme compétence… Quel que soit notre contexte, nous avons tous quelque chose à donner, quelque chose de particulier. 

En donnant, on obtient cet avant-goût de Résurrection de deux façons : on sent comment Dieu redonne vie à la terre de nos cœurs, comment Il leur redonne de l’énergie après qu’ils aient connu la paresse, et également, on voit comment Il permet que le don ne soit jamais une mort, mais toujours un renouvellement, une renaissance par le fait que l’on ne s’appauvrit jamais en donnant. 

 

 

LEVER LES FREINS

Lorsque tu donnes, ton rationnel, cette partie limitée de l’intellect humain, va te dire “cet argent, ce temps, cette énergie est parti, je l’ai perdu”. Alors que le Prophète Mohammed (que Dieu continue de nourrir son être, sa lumière et notre connexion à lui) nous a enseigné tout autre chose.

Un jour, notre mère Aïcha (que Dieu la bénisse et nous connecte à son héritage béni) l’a vu égorger un agneau puis en distribuer à tout le monde autour de lui. Lorsqu’il est rentré, il lui a demandé s’il restait quelque chose. Aïcha a répondu de manière rationnelle : “les trois quarts sont partis, et il en reste un quart. Notre bien-aimé Guide (que Dieu continue de nourrir son être, sa lumière et notre connexion à lui) a profité de cette situation pour élever l’intellect de Aïsha, pour le rendre encore plus mature. Il lui a répondu, en s’adressant non plus à son rationnel mais à son cœur, à sa perception éternelle du Divin et à cette vie éternelle de Dieu en elle. Il lui a dit : “non, en réalité, trois quarts sont restés, et un quart est parti”. 

Lui ne parlait pas du matériel, il parlait de la Réalité. Et dans la Réalité, tout ce qui a été donné, donc les trois quarts du sacrifice, sont investis dans la Banque de l'Éternité, et le quart restant va juste être consommé, va juste partir et mourir. Alors que ce que l’on investit va donner une vie éternelle ! 

Dans ce sens, le Prophète Mohammed (que Dieu continue de nourrir son être, sa lumière,

et notre connexion à lui) nous a enseigné une nouvelle de la fin des temps qui dit que si l’apocalypse commence et que tu es toujours vivant à cet instant-là (et je te demande d’imaginer cette scène : tu vois les planètes s’entrechoquer et se détruire mutuellement, le soleil noircir, la Terre s'aplatir…) et que tu as une plante dans ta main, tu ne dois pas la laisser pas mourir, tu dois la planter quoi qu’il en soit ! Et par plante, il faut comprendre qu'il s’agit d’une capacité que Dieu t’a donnée que tu n’as pas encore investie dans la Banque de l'Éternité. 

Investis cette capacité dans la Banque de Dieu ! Sauve-la du monde de la mort, afin qu’elle puisse vivre éternellement ! Voilà ce qu'est la “sadaqa”, voilà ce qu'est donner : c’est investir dans la Banque de l'Éternité. Et aucune banque d'investissement ou de placement ne peut rivaliser avec celle-ci. 

 

 

CHAWWAL

Ceux d’entre vous qui le souhaitent peuvent aussi s’engager à jeûner les six jours du mois de Chawwal. 

C'est une très bonne façon de raccompagner le mois de Ramadan, cet ami qui vous a rendu visite pendant 30 jours. Car encore une fois, c'est bien ce que l’on fait, lorsqu’un ami quitte notre maison, on le raccompagne au moins jusqu’à la porte. Et si cet ami habite loin de chez nous ou si c'est notre enseignant qui prend congé, on ne va pas hésiter à vouloir le raccompagner jusqu'à l’aéroport ou jusqu'à la gare. Et certains iront même jusqu'à ramener leur Bien-aimé jusqu'à chez lui, pour faire le voyage en sa compagnie.

Faisons pareil avec ce mois de Ramadan. Accompagnons-le dans son départ en l’honorant par le jeûne du mois de Chawwal. Effectuons le voyage de retour à ses côtés avec l’intention de montrer de la gratitude envers Dieu pour tous Ses Cadeaux ! 

 

 

Je vous souhaite à tous une très bonne fête de l'Aïd, pleine de bénédictions et de lumière.

 

 

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