Vivre ou subir ?

croissance reconnaissance/gratitude se développer en tant qu'être humain texte/contexte à la recherche du bonheur Sep 10, 2021
 
ÊTRE ACCOMPLI / ÊTRE INACCOMPLI
 
L’être accompli c’est l’être complet et conscient. C’est une personne qui vit son contexte et qui répond avec un bon texte à chaque situation que Dieu lui donne ou dans laquelle Dieu (exalté soit-Il) le place.
 
L’être inaccompli, lui, est l’être malheureux ou incomplet. C’est l’être qui subit ce qui lui arrive et qui court dans toutes les directions pour essayer de changer son contexte, car il cherche à s’accomplir en dehors de lui-même et à se compléter par des facteurs extérieurs. C’est une personne qui subit sa vie, une personne souffrante qui pense que ce n’est que dans un contexte “parfait” qu’elle pourra s’accomplir et être heureuse.
 
L’être accompli, à l’inverse, ne cherche pas à s’accomplir par des facteurs extérieurs. Au contraire, il sait que dans n’importe quel contexte, il lui revient la responsabilité d’écrire un texte complet et de se réaliser. Il cherche donc à s’accomplir à travers son texte et non par le contexte.
 
Vivre ou subir, voilà le choix auquel nous sommes confrontés en tant qu’être humain.
 
 

VIVRE / SUBIR

Vivre son contexte, c’est chercher à le comprendre, à le lire. Chercher à se gérer soi-même et à agir dans ce contexte-là. C’est chercher à donner une réponse adéquate qui part du contexte, certes, mais qui y répond comme étant quelque chose venant de Dieu. Car c’est Dieu, le Parfait au-delà de toute imperfection, qui a créé tous les contextes, et Il ne saurait créer quelque chose d’imparfait.
 
Donc vivre son contexte, c’est comprendre que, bien que difficile ou plein de malheurs, ce dernier vient de Dieu et que je dois donc m’investir dans cette entreprise afin de trouver la réponse la plus complète. Une réponse qui n’est pas une réaction, une impulsion, une réfutation ou encore une frustration. Cela ne veut pas forcément dire l’aimer ou nier le fait que certaines choses sont très difficiles. Par exemple, s’il s’agit d’un contexte de guerre ou de famine, bien sûr qu’il faut œuvrer pour essayer d’en sortir, mais pas par un mécanisme de frustration ou par colère. Je réponds à ce contexte en agissant en toute conscience et avec sagesse.
 
L’être inaccompli subit tout ce qui lui arrive parce qu’il n’est pas enraciné. Où que tu le places, il va subir. C’est le contexte qui détermine son évolution. Alors qu’un arbre bien enraciné va vivre pleinement son contexte quel qu'il soit. Aujourd’hui c’est l’été caniculaire, demain c’est l’hiver glacial, l’arbre est toujours là. Il donne la bonne réponse au bon comme au « mauvais » contexte. Il sait que l’hiver lui permet de développer ses racines, que c’est la saison de développement et que l’été est la saison de sa floraison, de fructification ou de maturation de ses fruits. Donc l’être accompli ou complet c’est celui qui est bien enraciné dans son contexte, qui sait bien y répondre.
 
 
 
 
L’être inaccompli c’est l’être qui n’est jamais content peu importe le contexte. L’environnement lui paraît toujours trop chaud ou trop froid. Car en réalité, il n’est pas heureux à l’intérieur de lui-même, il se réveille dans cet état inaccompli, frustré. Il oscille entre les deux contradictions : ou bien trop chaud ou bien trop froid.
 
Au contraire, l’être accompli, bien enraciné, n’a ni trop chaud ni trop froid. Il sait adapter sa réponse car Dieu a mis en nous cette faculté de répondre au froid comme à la chaleur, à la facilité comme à la difficulté, à la naissance comme à la mort. Dieu a placé en l’humain cette disposition, cette capacité de pouvoir s'accomplir peu importe le contexte car notre accomplissement dépend en réalité du texte que l’on produit et non du contexte autour de nous.
 
 

LE CONTEXTE EST COMME UN PARCHEMIN

Un jour, nous avons fait un exercice. Nous avons donné des crayons, des stylos et des supports d’écriture différents à plusieurs personnes. L’un avait un noir, l’autre un rouge ou un vert. Certains avaient des stylos à encre de très bonne qualité, d’autres des crayons. Et le support allait du meilleur papier de très bonne qualité jusqu’au mouchoir en papier ou au bout de carton. Aussi, certains ont eu des cahiers de 200 pages, d’autres de 12 pages.
 
La consigne était : écrivez quelque chose de bien, écrivez ce qu’il y a dans votre cœur avec les moyens du bord sachant que vous ne pouvez pas les échanger. Vous avez 15 minutes pour produire quelque chose.
 
Ce sont les enfants qui ont le mieux réussi. L’un d’entre eux avait juste un crayon cassé, et comme support, du sable. Il a compris l’exercice et a réalisé un chef d'œuvre, alors que c’était celui qui avait les moyens les plus limités. Il s’en est servi comme d’un bâton et a dessiné des cercles, un arbre, tout un dessin magnifique… Alors que la personne qui a le moins réussi est celle qui avait le plus gros cahier et le plus beau stylo. Syndrome de la page blanche, elle n’a rien écrit. Même pas un seul mot. Elle est restée bloquée.
 
C’est une belle illustration du destin et du fait que l’accumulation des facteurs de réussite extérieurs n’est pas gage d’accomplissement en réalité. Argent, famille stable et équilibrée, bon endroit, conditions idéales etc... Rien de tout cela n’est déterminant pour l’être qui vit les choses. Le seul facteur de réussite sur lequel il faut s’appuyer, c’est ton harmonie avec le contexte, ta gratitude envers ce que Dieu te donne. Le facteur de réussite principal est cette motivation de faire quelque chose de bien et de beau. Si tu n’as pas cette motivation, tu vas produire une page blanche même avec le plus beau cahier et le plus beau stylo plume alors que l’enfant avec un morceau de bois et du sable a su créer quelque chose de fabuleux.
 
Ainsi, voilà le choix que nous devons faire : vivre ou subir. Est-ce qu’on vit notre vie, dans le contexte que Dieu nous a donné, ou est-ce qu'on la subit ? Il y a deux tendances, deux réactions, deux réponses possibles à n’importe quel contexte que Dieu nous donne. Est-ce que je l’accepte et je cherche à m’accomplir à travers la réponse que je donne à ce contexte-là ? Ou je le refuse et je cherche à le compléter, le changer, en le contournant et évitant de travailler sur moi-même ?
 
Choisir entre vivre et subir, c'est choisir entre s’accomplir dans le contexte et s'accomplir par le contexte. 
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